Exprimer sa raison d’être est une démarche exigeante.

  /  Exprimer sa raison d’être est une démarche exigeante.
Entreprises à mission : erreurs à ne pas commettre.

De multiples écueils se cachent derrière l’apparente beauté d’une raison d’être.

 

Cinq pièges à éviter.

 

1. Vouloir rester dans le coup.

La création du statut d’entreprise à mission dans le cadre de la loi PACTE (loi du 22 mai 2019) suscite des vocations. Elle incite beaucoup d’entreprises existantes à y réfléchir. Faire comme tout le monde, suivre le mouvement est une tentation qui n’a justement pas grand-chose à voir, ni avec la raison (qui ne se réduit pas à l’image ou à la nécessité), ni avec l’être (qui induit authenticité et liberté). Si le projet d’exprimer publiquement la ‘raison d’être’ de l’entreprise vous travaille, acceptez la rupture, la radicalité et le sérieux qu’il exige.

« Être dans le vent ? Un destin de feuille morte »  Gustave Thibon

2. Affirmer alors qu’on n’y croit pas.

Le cynisme et l’opportunisme cohabitent mal avec l’exigence d’alignement et d’authenticité d’un enracinement dépassant le seul jeu des règles du marché. Les manipulateurs sont vite démasqués quand on constate les écarts entre les promesses et les actes, les affirmations et les convictions. La raison d’être d’une entreprise est gravée dans les têtes, les cœurs, les tripes – mais aussi dans l’activité partagée – de la communauté humaine qui la revendique et la crédibilise.

3. Faire consensus à tout prix.

L’expression d’une raison d’être ne sera jamais le fruit d’une négociation. Elle n’est pas vague promesse pseudo-universelle dégoulinante de bons sentiments. Elle ne se fabrique pas en amalgamant les opinions, désirs ou enjeux des différentes populations d’une entreprise. La raison d’être leur préexiste. Elle émerge et elle leur subsistera, car une entreprise est plus grande que la somme des apports individuels. Elle naît et croît parce qu’elle répond à un besoin commun ou particulier auquel aucune des parties prenantes ne pourrait répondre seule.

4. Produire.

Même séduisante par son caractère sociétal, social ou environnemental, une raison d’être, ne se décrète pas. Comme les statues d’esclaves sculptées au creux du marbre par Michel-Ange, elle surgit puissante, harmonieuse, logique dans la pierre du réel que constituent un marché, une époque, le savoir-faire, l’expérience, les ressources et la communauté humaine unique qui modèlent l’entreprise. Il convient de la dégager pour exprimer toute sa singularité et toute sa beauté.

5. Raisonner en 2D.

Distinguer l’être exige de prendre de la hauteur. De ne pas raisonner en fonction des paramètres connus et familiers des marchés. De convoquer ce que le meilleur de la connaissance, de la curiosité et du talent peut apporter. Si la maîtrise des écosystèmes est généralement bonne, elle manque souvent d’épaisseur. La seule utilisation des données conventionnelles (SWOT, data, sondages, études de marché ou d’image, historiques d’activité, …) ne favorise pas la pertinence de la démarche et la remise en question de la convention. On reste au ras du sol dans sa zone de confort au lieu d’aller vers sa véritable destination.

 

Ces cinq pièges à éviter ne sont pas les seuls.

Dans la jungle des méthodes, des contraintes et des illusions, un accompagnement par un tiers expérimenté fait la différence.

Et pour ce faire, le cabinet WE (www.we-consulting.com) met à votre service son expérience singulière … qui ne date pas de l’année dernière.